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Expositions

DE L'IMPORTANCE DU MOTIF

Jules Maciet ou l'utopie du classement

 

du 11 septembre 2017 au 19 janvier 2018

 


Dans son hommage à Jules Maciet, , le 12 janvier 1912, Raymond Koechlin,  président de la Société du Louvre, rappelait à ses condisciples, la part importante qu’avait eue Jules Maciet dans le renom et l’éclat du  Musée des Art décoratifs. Collectionneur passionné et généreux, Jules Maciet fut un grand donateur pour le Musée, mais, c’est surtout pour la bibliothèque qu’il a élaboré, « [son] œuvre la plus originale, celle où il y a mis le plus de lui-même » : une encyclopédie par l’image, qui porte désormais son nom.


Maciet, déclarait, « qu’en matière d’art il tenait l’éducation  livresque pour détestable » et que ce « qu’il avait appris…, il l’avait appris non dans les livres mais à bien ouvrir les yeux dans les expositions et les musées, et à regarder gravures et photographies ».
Il s’attacha ainsi à donner à voir au public de la bibliothèque, constituée à l’origine pour les artisans et les manufacturiers, une masse considérable d’images, comme autant de modèles et de références des savoirs et des savoir-faire de tout pays et de toute époque.


Dans un long et patient travail de collecte, de découpe, de collage et de classement, il conçoit ainsi une encyclopédie d’un million d’images en 5000 albums qui tapissent les murs de la salle de lecture et dont le classement alphabétique en 493 catégories devait obéir à la règle primordiale de la simplicité d’accès.
A l’instar des bibliothécaires borgésiens de Babel qui cherchaient le livre qui leur donnerait la clé de tous les autres, Jules Maciet souhaitait ainsi ordonner le monde pour le comprendre.
Lorsqu’on aborde pour la première fois cette entreprise utopique, sa forme et son ampleur  nous font osciller entre le vertige d’un monde insaisissable et l’illusion d’un univers fini.
Chasseur d’images insatiable, Jules Maciet disait quelques mois avant sa mort : « Si j’avais encore dix ans devant mois, on trouverait tout ici ! »

C’est de cette tension entre l’ordre et le désordre, le fini et l’infini, la règle et le hasard, propre à la quête du collectionneur, dont parle Mehryl Levisse  dans son installation à la Bibliothèque des Arts décoratifs.
Fasciné par les objets du quotidien, bibelots, tapis, tissus, trophées, napperons, poupées de porcelaine,…et les papiers peints des maisons de son enfance, il les collectionne et en construit des décors dans lequel il se met en scène.
Habillé toujours de noir, celui dont le travail ne parle que de motifs et de couleurs, interroge ainsi notre espace et les environnements quotidiens qui nous rassurent.

C’est ainsi que Mehryl Levisse, s’est glissé dans les pas de Jules Maciet et de sa volonté de cartographier le monde pour le mettre à notre portée. A la linéarité du classement alphanumérique comme code d’accès au savoir et aux savoirs- faire, il substitue une grammaire colorée qui guide notre regard.
En recouvrant scrupuleusement de papiers peints différents les premiers albums de chacune 493 (+1) thématiques conçues par Jules Maciet  il les habille d’une sorte de tatouage éphémère. Les murs de la salle de la salle de lecture se transforment ainsi en un grand carnet de « dessins  de voyage » qui invite à l’exploration.

Tandis que Jules Maciet s’est efforcé durant plus de vingt-cinq années de construire un outil simple et généreux pour la compréhension du monde, Mehryl Levisse, en le revêtant de motifs familiers et rassurants, nous en livre une version intuitive et chaleureuse.

CL

 

 

 

installation Mehryl Levisse

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